Pourquoi les protestants ne fêtent-ils pas la Toussaint ?
Pour les catholiques, le 1er novembre est la fête de la Toussaint, la fête de tous les saints, c’est-à-dire de tous les croyants, non seulement ceux qui sont morts, mais aussi les vivants.
Une fête plutôt joyeuse et tournée vers la vie ! C’est le lendemain, le 2 novembre, qui est aujourd’hui pour l’Eglise catholique le jour de mémoire des défunts.
Chez les protestants, cette tradition n’a pas été conservée, même si dans certaines familles on a gardé l’habitude de fleurir les tombes des défunts à la Toussaint.
Paradoxalement, c’est le 31 octobre qui est devenu le jour symbolique de naissance du mouvement protestant.
C’est ce jour-là en effet que Martin Luther aurait placardé ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg, qui devait être pleine de pèlerins venus vénérer les reliques et s’acquitter d’indulgences.
Or c’est justement autour de ces pratiques que s’est cristallisée la révolte de Martin Luther. Voilà qui explique peut-être pourquoi les protestants ont pris leurs distances avec cette fête « des morts ».
D’autant plus que, pour les Réformateurs, les saints ne sont pas seulement celles et ceux qui auraient eu des vies exemplaires, mais que nous sommes tous « saints », au sens où Dieu nous rend tous justes, par sa grâce, et non pas à cause de nos mérites.
Du coup, si le 31 octobre ne correspond plus pour nous à la « fête des morts », mais à la fête de la Réformation, n’est-ce pas là une belle façon de célébrer tout à la fois la mémoire des « saints » qui ont fait l’histoire du protestantisme, et tous les saints qui font vivre aujourd’hui cette Église ? La question mérite d’être posée…
Jeudi 2 novembre :
- à 11 h : Culte à la maison de retraite Les Bougainvillées.
Comme chaque jeudi de 12 h à 14 h, le temple est ouvert pour partager sandwich, café, thé et paroles…
Dimanche 5 novembre à 10 h 15 : Culte au temple avec Cène.
LA SEMAINE PROCHAINE
Jeudi 9 novembre
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- à 14 h 30 : Partage biblique au temple. Poursuite de la lecture du livre de l’Ecclésiaste.
- à 18 h 45 : Atelier protestant. « Ma bible, ma foi et la résurrection ». Que penser de la résurrection ? Que dit la Bible à son sujet ? Et qu’en est-il de ma résurrection ?
Dimanche 12 novembre à 10 h 15 : Culte et séance d’école biblique et de catéchisme.
DANS NOS FAMILLES
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de M. Claude Maechel. Claude était une figure bien connue de la paroisse de Cannes.
Il a rendu de nombreux services et s’est en particulier occupé de La colline où il venait très souvent entretenir le jardin.
Ses obsèques se dérouleront au crématorium de Nice le samedi 4 novembre à 12 h 30.
Nous avons également appris le décès de M. Jacky Bonnell, 81 ans. L’évangile de la Résurrection sera annoncé à cette occasion à l’Athanée de Cannes le 10 novembre à 10h.
Toute notre sympathie aux familles dans le deuil.
PRIERE POUR UNE VIE ACHEVEE ET INACHEVEE
Notre Dieu, nous te rendons grâce pour cette vie qui a cessé d’être vivante à nos côtés et que nous accompagnons maintenant au bord de cette terre où le corps revient à la poussière, au bord de notre mémoire, où se maintient la saveur unique de ceux qui ont été, au bord de notre foi, qui résonne de promesses et d’achèvements qui dépassent notre cœur et notre intelligence.
Nous sommes venus pour accompagner cette existence humaine, qui ne nous tient pas désormais compagnie, mais qui nous réunit maintenant dans la gratitude, dans le deuil et dans l’écoute.
C’est en gratitude d’abord que nos cœurs te parlent; nous te remercions pour ce qui s’est passé, pour nous et pour le monde, dans cette existence achevée et inachevée.
Elle est achevée, et nous tenons à exprimer, dans le silence où chacun se parle et te parle, combien nous avons reçu et peut-être aussi insuffisamment exprimé le prix qu’avait cette vie pour chacun d’entre nous.
Elle est inachevée, non seulement parce que la mort coupe toujours à l’inattendu, mais aussi parce que cette vie, comme chacune de nos vies, a été insuffisante, loyale et pardonnée.
C’est en deuil que nous te parlons maintenant. Nous sommes dans le manque radical qu’est pour nous la mort. Nous ne pouvons ni ne voulons en diminuer l’étreinte. Comme les disciples de ton Fils, au soir où Jésus est mort, nous n’avons rien d’autre à faire qu’à nous taire et à pleurer.
Nous sommes, quel que soit notre âge, notre habitude ou notre premier désarroi, des amputés, qui ont perdu un membre et en ressentent la longue plaie.
C’est aussi, encore, toujours, dans l’écoute que nous voulons maintenant nous remettre. Nous ne savons pas bien quel est le sens de l’au-delà et ta Bible ne nous renseigne guère sur la destinée des morts. Mais tu l’as dit, avec une inlassable répétition:
» Un jour, vous verrez celui en qui vous avez cru. Un jour, le dernier jour, mon Royaume viendra pour le relèvement de tous les morts. »
Que ton Fils Jésus-Christ soit notre accompagnement dans les trois dimensions de nos vies: la reconnaissance de la mémoire, la brisure du deuil et l’attente de la promesse. Amen.
André Dumas, pasteur et théologien